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Reprise des activités

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Est-ce que la ressemblance entre ça et ça vous semble évidente?

Et bien pour ceux qui habitent Zurich (ou ceux qui viendraient y faire un tour bientôt), ceux qui se passionnent pour le jeu des 7 différences (ou ceux qui kiffent les albums Où est Charlie?), ceux qui ne jurent que par Toulouse-Lautrec (ou ceux qui rêvent de parler en Haikus), allez faire un tour au Kunsthaus.

On y découvre, entre autre, que:
  • les 36 vues du mont Fuji étaient un prélude aux 36 vues de la Tour Eiffel
  • Degas s'est émerveillé des scènes de la vie quotidienne d'Hokusai, avant de représenter à son tour des femmes se coiffant 
  • les dessins érotiques de Picasso ressemblent à ceux des artistes japonais,  exception faite d'un observateur qui s'immisce dans chaque pièce chez l'espagnol 
  • le chrysanthème vient du Japon et a inspiré les innombrables jardins de Monet
  • la carpe des vases Gallé est un animal sacré là-bas, chose que le créateur des dits-vases ignoraient selon toute vraisemblance
On apprend aussi que notre passion pour les papiers origami, les porcelaines délicates, le thé, les sushi, Muji et Hokusai* sont bien ancrées depuis 1800, époque à laquelle les kokeshi ne faisaient pas encore fureur, mais leur ancêtre, l'armoire pagode, si.

Et on est plus que consolé d'avoir raté l'exposition Hokusai au Grand Palais. Vraiment.

Allez-y; vous avez jusqu'au 10 Mai.

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* liste foutoir et non-exhaustive

Banana trees & Geraniums

3 mois pile depuis le dernier post… belle performance.

Je vous reviens donc après avoir parcouru l'Allemagne de Berlin à Stuttgart en passant par Dusseldorf, Nuremberg et Baden-Baden. Pour le boulot, hein soyons clair. J'ai jamais, ceci dit, rencontré personne qui aille en Allemagne en vacances. Enfin en tous cas pas de son plein gré. J'ai quand même réussi à faire deux trois incursions en France et en Italie histoire d'équilibrer mon régime alimentaire.

Bref, et entre deux déplacements boulot-boulot, je me suis débrouillée pour, quand même, profiter du super automne de cette année. Croyez-le ou non, l'automne est une de mes saisons préférées. Mais attention hein je vous parle de l'automne comme cette année: le ciel bleu et l'air bien "crisp", le soleil tout doux, les déjeuners en terrasse quand on enlève une épaisseur surpris de la chaleur, les phrases "je l'ai noté dans les annales, diner dehors le 15 Octobre", les couleurs façon canada, la place du marché qui se couvre de tons orangés, sur les pavés ou sur les étals, citrouilles et autres racines chaleureuses. Bref, donc voilà ça j'adore.

Par contre, l'automne qui sent les feuilles mortes que l'on fait bruler, l'automne pendant lequel on ne voit pas le soleil 3 semaines d'affilée, à tel point qu'on ne se rend même pas compte du changement d'horaire "ah bon il fait plus noir le soir?", l'humidité qui s'incruste partout et vous oblige à allumer le chauffage et mettre votre pull de grand-mère le 12 octobre…. merci bien!

Pour les suisses ou assimilés: si vous êtes phobiques du mois de Novembre comme moi, je vous recommande le Wallensee (photos du mois de Sept. ci-dessous). Joli lac protégé par une falaise, dont les cotes fleurissent de bananiers et palmiers, où il fait toujours un peu plus chaud qu'à Zurich, et où on peut facilement se promener quelques heures, histoire de se faire une cure de sud, en attendant le prochain "fixe".

Bon week-end les amis.

Rainy Monday but sunny week-end
Point suisse
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Si tout le monde dépasse d'une demi-journée qu'est-ce qui se passe?

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Quand nous étions étudiants, la question de l'hébergement de nos vacances ne se posaient jamais. Déjà on pouvait partir en vacances, ce qui était plutôt chouette. Mais du coup on n'avait pas un rond pour l'hébergement ou les sorties sur place.

On s'est donc fait pas mal de souvenirs comme ça... de diner de soupe à emporter assis en tailleur sur le sol de notre chambre d'auberge de jeunesse à Chicago, aux bbq très frugaux lors de notre long séjour camping dans l'Ouest américain, en passant par les voyages de 12heures en car pour faire Paris-Londres (si ça existe!), ou les traversées de 24h en bus pour rallier la République Tchèque depuis Lyon (oui ça aussi c'est possible!).

Enfin je m'égare, donc à l'époque c'était en gros, auberge de jeunesse l'hiver, camping en été (bon on trouvait quand même parfois le chemin d'une chambre d'hôtel, notamment quand le besoin d'une douche se faisait trop pressant).

Maintenant on n'est pas crésus non plus, mais on peut se payer quand même un endroit qui offre des toilettes individuelles sans supplément. Mais bien sur, qui dit choix, dit décision. Et la mes amis on n'est pas très fortiches. Bin oui parce que moi nous aimerions bien le beurre, l'argent du beurre, et papoter avec la crémière en tout bien tout honneur.

Ou en des termes plus communément utilisés dans l'industrie du tourisme, on aimerait bien trouver des hébergements charmants, dans des coins super jolis, un peu à la campagne de préférence, mais pas non plus trop loin des choses à faire, où les hôtes sont contents de nous filer des tuyaux sur la région, mais n'insistent pas non plus pour nous parler pendant trois heures, en particulier le matin [trrrrès important] ou quand je regarde un match de l'équipe de France [je ne pensais pas que ce serait important, mais en fait, bin si], où on peut éventuellement se faire un pic-nic vite fait, où on ne doit pas forcément signer pour la restauration aussi pendant tout le séjour, mais où le petit déj' est délicieux, où on n'est pas les uns sur les autres, où on peut rester une nuit, ou trois, ou cinq, mais pas uniquement 7 ou uniquement 14, et tout ça bien sur en respectant notre petit budget.

Facile, non?

Ouais. Super. Je vous l'accorde.

Mais en fait, on a presque trouvé. Et la solution semble être la chambre d'hôte. On va et vient en toute indépendance, un jour, ou deux ou quatre, on suit les conseils des proprios, ou non, on se régale le matin, parfois avec un peu de chance le soir aussi, on papote, des fois plus que d'autres et à la fin on se sent presque chez soi!

Le seul problème insolvable pour l'instant c'est le déjeuner et le diner. Parce que franchement aller au resto tout le temps, c'est super cher, et super chiant aussi au bout d'un moment* mais faire un bbq à même le parquet de sa chambre d'hôte, je ne suis pas sure que ce soit jouable. Donc vous faites comment vous?


[ah oui et donc la photo, c'est la vue depuis notre chambre … d'hôte donc… près de St Florent. Casa Ghjunca. Magnifique. Vraiment. Et bien sur tout bon sur la liste de nos critères].

[ah et le titre bien sur ça vous dit quelque chose? Sinon je vous donne la réponse dans quelques jours]

* Nan c'est vrai moi au bout de quelques jours j'ai envie de manger sur le coin d'une table, sans me tenir forcément bien, en me levant une fois de temps en temps, et en pensant que si je finis pas c'est pas grave on fera un petit reste


On trouve de tout @ Zurich


New bar in town II
New bar in town


C'est vrai que la ville n'est pas d'un abord aisé, et il faut l'avoir parcouru plusieurs fois en long en large et en travers, pour y trouver plus d'un coin sympa pour le café le samedi après-midi, un resto ouvert le dimanche, une boutique où dégoter des merveilles de cadeau même quand on a aucune idée, et une librairie où on trouve autre chose que l'intégrale de Carlos Ruis Zafon en allemand.

Alors voilà j'ai eu envie de commencer à lister ici les endroits de Zurich qui me tiennent à coeur, ceux que je fréquente depuis le premier jour, et ceux que je découvre juste, pour les nouveaux arrivants ou les voyageurs de passage qui voudraient jeter un oeil à autre chose que l'enfilade de boutiques de luxe le long de Bahnhofstrasse.

Je commence la série par Canzionere, juste découvert le week-end dernier à la faveur de 15C (et ouais!!) et d'un soleil magnifique. On faisait un diner suisse (comprendre 17h00 à table) et on cherchait juste un petit truc à grignoter aux alentours de midi, de préférence au soleil.

Au coin de la rue ou presque, le poussiéreux vidéo-club a été remplacé il y a quelques temps par le fameux Canzionere. Absorbé serait sans doute plus juste puisque l'on trouve encore quelques films dans un petit coin. Pornos si vous cherchez bien m'a t'on dit. Mais le principal, c'est le délicieux pic-nic que le proprio nous a confectionné. Aubergines au parmesan & Tartines de tomates et mozarella. Le tout arrosé d'huile d'olive, en direct du producteur familial. Et accompagné de belles tranches de pain maison. Un régal, englouti au soleil sur notre balcon, qui nous transposé, le temps de lécher nos petites barquettes en alu, quelques centaines de kilomètres plus au sud.

Il nous reste à tester, non pas les pornos, mais le reste de la carte des plats mitonnés, la sélection de vin, l'ambiance musicale vinyls old school, et le café. Ouais, c'est tellement chouette comme endroit, que ça m'a même donné envie de me remettre au café, c'est dire!!

Et puis qui sait, d'ici là on arrivera peut-être à comprendre tout le charabia suisse allemand que nous a débité d'un air ravi le proprio. On pourra peut-être même lui dire que même en France, et même pour être trendy, on ne met plus de béret comme ça.




Eblouissements | Semaine 3

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Ma soeur qui n'est jamais à cours d'expressions moisies super hypes, répétait à une époque pas si lointaine, "c'est la fête, c'est paillette". Or donc, aujourd'hui je continue la série de mes éblouissements, avec du vieux et du neuf, parce que "c'est week-end, c'est paillette". Notez que ça rime vachement moins bien.

Donc dans aucun ordre en particulier, voici quelques douceurs pour régaler vos mirettes (paillettes, mirettes, c'est pas mal):

  • j'ai parcouru hier soir l'ancien blog de l'Homme, et suis retombée sur deux ou trois dessins qui m'avaient vraiment plus. Et qui me plaisent toujours autant d'ailleurs. A bon entendeur, salut. 
  • et puis de fil en aiguille, je suis retombée sur celui de Da Coffee Time qui commentait à l'époque chez le sus-dit Homme. Bin ouais toujours wahou.
  • j'ai aussi découvert les dessins d'AS Girault dont les carnets de voyage en Argentine sont splendides (comment je vous case ni vu ni connu le lien vers mes photos du jour...)
  • histoire de changer de registre, un livre top-top que j'ai fini il y a deux semaines et dont je vous reparle bientôt
  • rien de nouveau sous le soleil, j'aime toujours les photos argentiques. Allez faire un tour chez Lucie pour vous faire plaisir. En particulier, celle-ci, ou celle-la, ou bien encore celle-ci (bon en fait c'est impossible de choisir)
  • et tant qu'on parle de photos, allez voir la série américaine de Béa, ca vaut aussi le coup d'oeil (celle de la route 66, magnifique)
  • et cette mer chez Garance [argh les vacances... bientot, bientôt] 

Les éblouissements de ma semaine [2]

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J'allais vous dire que j'avais passé une bonne partie de la semaine en communion totale avec mon coté geek.

Donc j'ai adoré ce speech de l'auteur d' "Information Is Beautiful". Et comme j'ai adoré son speech, j'ai continué à parcourir la section "Making sense of too much data" des conférences "TED" et je suis tombée sur mon second éblouissement de la semaine, le speech de Hans Rosling "Stats that reshape your worldview".... je vous dis super geek mais assez fascinant.

Du coup, c'est aussi l'occasion de vous dire que j'ai bien sur une passion pour les infographics. Quelques exemples ici et là, et si ça vous plait et que vous ne craigniez pas d'overloader votre cerveau d'images et de données, allez faire un tour sur ce blog.

Donc j'allais vous dire tout ça et puis je me rends compte que je ne vous connais pas du tout, vous, derrière votre écran. Qui etes-vous? Vous êtes jeune ou vieux? Vous aimez la mode ou vous passez votre temps sur des jeux vidéos ou vous êtes passionnes d'outdoor activités? Vous voyagez ou vous refusez même de monter dans un avion? Vous avez 4 enfants, ou vous répondez constamment a la question fatidique "ouhla non moi les enfants, non merci"? Vous vivez à la Baule, ou en Thailande? Vous aimez Sofia Coppola ou vous trouvez que la famille aurait du cessé de faire du cinema à la génération au-dessus?

Allez... vous me diriez deux trois trucs sur vous?


Les éblouissements de ma semaine [1]

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  • Cette initiative. Il y a vraiment des gens incroyablement créatifs et "drivés" dans ce monde. Ca donne envie de se retrousser les manches et de tenter des trucs aussi, si ce n'est juste pour le plaisir d'être persistant et de sentir la satisfaction de l'accouchement d'un projet.
  • Ce post. Et je dois bien avouer que, bin non, je vérifie rarement. Et que je suis très forte pour me convaincre de ce que les autres pensent. Un must à retenir donc.
  • Ce blog. Qui, parmi d'autres, continuent de m'enchanter. En parlant de persistance, quel plaisir j'ai à retrouver toutes ces éditrices, qui mettent en ligne, tous les jours, ou presque, depuis des années un petit bout de vie. Ca aussi ça me donne envie de continuer ici. [D'ailleurs, le chiffre n'est pas très représentatif, puisqu'il s'agit de mon 4ème blog, mais j'ai passé ici, la barre des 100 posts la semaine dernière]
  • Et puis dans un tout autre genre, cette video. wahou.

A suivre...


[la photo date de notre voyage en Argentine. Beaucoup de route à une altitude moyenne de 3000 mètres. Plutôt magique]


What you don't see on the pictures

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Quelques images de Cordoue [où j'aurai pu passer toutes mes vacances... j'exagère, mais à peine, c'est vraiment très très beau]. Ce que vous n'y voyiez pas, c'est:
  • la lumière magnifique, qui dessine doucement les ombres
  • les murs blancs, partout
  • les toutes petites rues pavées où l'on ne peut pas passer à deux de front
  • ... et l'engueulade dans la voiture quand il a fallu trouver le chemin pour l'hôtel dans ce dédale 
  • les cartes des restos qui mélangent cuisine cordouane, andalouse, serfadi
  • et en particulier, le salmorejo dont on s'est régalé, plus d'une fois
  • et la salade serfadi "Almodrote de berenjenas asadas, queso y menta" [malheureusement, impossible de trouver une recette]
  • l'hotel minuscule où nous avons dormi, au rez de chaussée, dans une chambre qui donnait sur un chouette patio fleuri
  • l'énorme cathédrale baroque, plantée en plein milieu des colonnes de la mezquita, et le prospectus de l'église catholique qui, quelques centaines d'années plus tard, essaye encore de justifier, que oui-c'est-normal-d'avoir-construit-ça-la-toutes-facons-c'est-eux-qui-ont-commencé [c'est quand même magnifique, la partie mosquée hein, pas la partie cathédrale, donc n'hésitez pas]
  • les palmiers partout
  • le petit-déjeuner, "tostadas con aceite y tomate, pris en terrasse, au soleil, au milieu des étudiants en pause café.
  • la sensation de deviner le Maroc à quelques centaines de kilomètres 

Pour continuer

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Une deuxième serie de notre virée andalouse.

A ce stade-là j'étais malade comme un chien [pas malade une seule fois de tout l'hiver, mais loi de Murphy oblige, il faut que je me tape fièvre, nez bouché et tout le tintouin une fois en vacances].

Ces deux jours du coté de Ubeda et Baeza ont aussi été l'occasion d'enrichir notre vocabulaire espagnol, du terme "tapita". Contrairement à ce que le gentil suffixe "-ta", indique, il ne s'agit pas d'une coupette d'olives, servie avec un verre de vin, mais d'un vrai repas, qui normalement substitue un diner. Mais en bon touriste, nous avons commande à diner [entrée et plat], puis deux verres de vin, qui sont arrivés, joints de l'équivalent d'une entrée... la fameuse tapita donc. Une fois englouties nos deux entrées chacun, et pour attendre notre plat, nous avons commandés deux autres verres de vin. Qui nous ont donc été servis à nouveau avec deux tapitas. Je vous laisse imaginer comment on a galeré pour terminer nos plats. Quand la serveuse nous a demandé si on prendrait un dessert, je me suis dit qu'elle avait bien du se marrer toute la soirée! Enfin, bon, heureusement on a fait notre apprentissage andalou dans, ce qui s'est trouvé être le meilleur restaurant de tout notre voyage. Et puis ça nous a permis d'établir une règle de base pour le reste du voyage, d'abord commander une boisson seulement, voir ce qui vient avec, puis décider si il faut commander aussi un diner.

Autre expérience culinaire de cette partie du séjour, le "bocadillo del mercado". Principe de fonctionnement: acheter à la boulangere deux demies baguettes. Puis aller chez le charcutier et lui demander de remplir les demies-baguettes sus-dites de jambon, chorizo, lomo et queso. Tout ceci pour la modique somme de 5 euros, et avec le sourire du charcutier en plus (beaucoup mieux que celui de la crémière), qui est ravi de vous faire gouter et choisir parmi ces 15 lomos artisanaux...

Et puis, pour finir la parenthèse culinaire, on était au pays de l'huile d'olive: rangées d'arbres à perte de vue, première économie et employeur de la région, et odeurs de pression et  cuisson à tous les coins de rue.

L'homme [qui déteste que je l'appelle L'homme] jure qu'il va faire du vélo, comme un fou tout l'été pour éliminer les kilos espagnols, causés par les gentilles tapitas et les litres d'huile d'olive. [Au passage, la première photo de ce post est à son crédit]