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La belle de...

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Les dernières images d'avant "le drame", i.e. la neige à Ronda fin Avril!! On a vadrouillé ces jours-ci dans le Sud, de quoi:
- mettre les pieds dans l'océan
- se perdre dans un ancien port romain
- parcourir Cadix, qui joue à Cuba, le temps de certains films
- se regaler de produits de la mer frais
- se faire fouetter le visage par le vent de Tarifa
- ne pas manger les escargots locaux, pourtant promus à chaque comptoir
- voir les cotes du Maroc
- et celle du rocher de Gibraltar
- mettre enfin des images sur le nom de Trafalgar

What you don't see on the pictures

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Quelques images de Cordoue [où j'aurai pu passer toutes mes vacances... j'exagère, mais à peine, c'est vraiment très très beau]. Ce que vous n'y voyiez pas, c'est:
  • la lumière magnifique, qui dessine doucement les ombres
  • les murs blancs, partout
  • les toutes petites rues pavées où l'on ne peut pas passer à deux de front
  • ... et l'engueulade dans la voiture quand il a fallu trouver le chemin pour l'hôtel dans ce dédale 
  • les cartes des restos qui mélangent cuisine cordouane, andalouse, serfadi
  • et en particulier, le salmorejo dont on s'est régalé, plus d'une fois
  • et la salade serfadi "Almodrote de berenjenas asadas, queso y menta" [malheureusement, impossible de trouver une recette]
  • l'hotel minuscule où nous avons dormi, au rez de chaussée, dans une chambre qui donnait sur un chouette patio fleuri
  • l'énorme cathédrale baroque, plantée en plein milieu des colonnes de la mezquita, et le prospectus de l'église catholique qui, quelques centaines d'années plus tard, essaye encore de justifier, que oui-c'est-normal-d'avoir-construit-ça-la-toutes-facons-c'est-eux-qui-ont-commencé [c'est quand même magnifique, la partie mosquée hein, pas la partie cathédrale, donc n'hésitez pas]
  • les palmiers partout
  • le petit-déjeuner, "tostadas con aceite y tomate, pris en terrasse, au soleil, au milieu des étudiants en pause café.
  • la sensation de deviner le Maroc à quelques centaines de kilomètres 

Pour continuer

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Une deuxième serie de notre virée andalouse.

A ce stade-là j'étais malade comme un chien [pas malade une seule fois de tout l'hiver, mais loi de Murphy oblige, il faut que je me tape fièvre, nez bouché et tout le tintouin une fois en vacances].

Ces deux jours du coté de Ubeda et Baeza ont aussi été l'occasion d'enrichir notre vocabulaire espagnol, du terme "tapita". Contrairement à ce que le gentil suffixe "-ta", indique, il ne s'agit pas d'une coupette d'olives, servie avec un verre de vin, mais d'un vrai repas, qui normalement substitue un diner. Mais en bon touriste, nous avons commande à diner [entrée et plat], puis deux verres de vin, qui sont arrivés, joints de l'équivalent d'une entrée... la fameuse tapita donc. Une fois englouties nos deux entrées chacun, et pour attendre notre plat, nous avons commandés deux autres verres de vin. Qui nous ont donc été servis à nouveau avec deux tapitas. Je vous laisse imaginer comment on a galeré pour terminer nos plats. Quand la serveuse nous a demandé si on prendrait un dessert, je me suis dit qu'elle avait bien du se marrer toute la soirée! Enfin, bon, heureusement on a fait notre apprentissage andalou dans, ce qui s'est trouvé être le meilleur restaurant de tout notre voyage. Et puis ça nous a permis d'établir une règle de base pour le reste du voyage, d'abord commander une boisson seulement, voir ce qui vient avec, puis décider si il faut commander aussi un diner.

Autre expérience culinaire de cette partie du séjour, le "bocadillo del mercado". Principe de fonctionnement: acheter à la boulangere deux demies baguettes. Puis aller chez le charcutier et lui demander de remplir les demies-baguettes sus-dites de jambon, chorizo, lomo et queso. Tout ceci pour la modique somme de 5 euros, et avec le sourire du charcutier en plus (beaucoup mieux que celui de la crémière), qui est ravi de vous faire gouter et choisir parmi ces 15 lomos artisanaux...

Et puis, pour finir la parenthèse culinaire, on était au pays de l'huile d'olive: rangées d'arbres à perte de vue, première économie et employeur de la région, et odeurs de pression et  cuisson à tous les coins de rue.

L'homme [qui déteste que je l'appelle L'homme] jure qu'il va faire du vélo, comme un fou tout l'été pour éliminer les kilos espagnols, causés par les gentilles tapitas et les litres d'huile d'olive. [Au passage, la première photo de ce post est à son crédit]

Tu as souvent l'air étonné... c'est ton défaut

Le point P

Est-ce que c'est parce que je ne publie plus si souvent ici. Ou bien est ce parce que réussir à prendre des photos est moins obsessionnel qu'à une époque. Ou alors parce que je visite moins les autres espaces, et du coup me frotte moins à d'autres regards. Toujours est-il que j'arrive à regarder maintenant des photos publiées il y a quelques mois ici et à ne plus les trouver si terribles.

Par contre, hier en parcourant mes archives, j'ai trouvé beaucoup de répétitions, comme si ces photos d'Espagne que je vais vous montrer, je les avais deja prises il y à trois ans. Il n'y a que celles prises avec Instagram, ou je me surprends un tout petit peu... normal j'avais pas Instagram il y a trois ans [qu'est ce qu'on rigole]

Bon en même temps, j'ai fait tellement peu de photos ces derniers temps que ca n'est peut-etre pas tres surprenant. On va se rassurer comme ça...

[le titre est un clin d'oeil à mes parents qui adorent cette réplique de Belmondo dans "Itinéraire d'un enfant gâté"]

Pour commencer

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Quelques images de Grenade.

Il faisait beau, mais pas très chaud. Et comme on a voulu se convaincre que c'était l'Espagne, le Sud, le vrai, et le printemps, celui qui est déjà bien installe, on a quand même mis nos tenues légères, nos lunettes de soleil, et traines un bon moment en terrasse, pour lire, profiter du soleil et s'extasier sur le ciel bleu. D'ou les churros des les premiers jours (pour se réchauffer, si vous suivez). Qui étaient bons (les churros) mais tant que ça finalement. Et d'ou, sans doute, la bonne crève qui s'est abattu sur moi deux jours plus tard, avec fièvre, nez bouché, puis qui coule, puis bouché, puis toux et tout le tralala, du vrai bonheur comme je n'en n'avait pas eu cette année encore. J'en re-demenderai presque.

On a visité l'Alhambra, bien sur, et j'ai aimé ces toits étoilés dans les bains, entre autres choses.

On a mangé des tapas, debout comme les vrais, pour une toute petite poignée d'euros, salade russe, chorizo, boquerones, et habas con jamon, arrosés de cerveza. Et puis on y est retourné, puisqu'on avait vu les vrais faire, commander des "bocadillos, lomo, lechuga y mayonesa" pour l'homme et "bocadillo salcichon" pour moi. [Point pour Papa, oui meme en Espagne, je trouve moyen de manger des saucisses dans un sandwich, mais que 3 d'un coup cette fois].